Pièces constitutives

Rapport de présentation - II - Description de l’état du site et de son environnement - B - L’environnement de la zone concernée

B – L’environnement de la zone concernée

1 : Occupation du sol et paysages

L’opération porte sur un ensemble de parcelles pour la plupart non construites, occupées par des terres cultivées et des boisements, situées sur le plateau et en lisière immédiate de l’urbanisation qui s’est développée le long de la RD 636 (route de Meaux).

L’analyse paysagère du site se fonde sur deux éléments : le jeu entre les données du relief et l’occupation du sol ; différents champs visuels significatifs de la sensibilité du site.

Les données du relief permettent de caractériser deux types d’espaces : la moitié Nord de la zone descend en pente douce vers le vallon du ru du Jard, la moitié Sud est quasiment plane.

À cette structure sont associés deux types d’occupation du sol, déterminés aussi par la géologie : des bois, friches et plans d’eau dans la partie Nord ; des terres agricoles mises en séquences par le bois des Trois Noyers et par des plantations d’alignement dans la partie Sud.

Ceci permet de qualifier la partie Nord de "paysage fermé" (elle l’est aussi en termes d’accessibilité …), et la partie Sud de "paysage séquentiel et orienté" : les lignes de force du paysage sont déterminées par les boisements.

Les principaux champs visuels qui caractérisent la perception du paysage sont les suivants.

Ci-dessus : vue prise depuis le carrefour giratoire. La vue est ouverte vers l’Est (mais tout cet avant-plan sera occupé par la pointe Sud de la ZAC). Elle est orientée vers le Nord par les plantations d’alignement qui limitent le champ visuel du côté Ouest. Le plan moyen est représenté par les franges pavillonnaires implantées le long de la RD 636 et l’arrière-plan par les boisements.

Ci-avant : vue prise depuis la RD 636. Le linéaire de la route présente une seule échappée visuelle vers la zone, limitée par les constructions pavillonnaires en avant-plan, et par un horizon interne représenté par les boisements. Cette séquence est particulièrement sensible, dans le sens où elle constituera la "façade" de l’opération, donnant sur la principale voie d’accès au site.

Ci-dessus : vue prise depuis la RD 471 vers le Nord. Le côté Ouest de la zone d’étude présente un grand linéaire au contact de la route (environ 400 mètres). Il constitue un espace assez restreint dont la perception est très orientée vers le Nord, par les plantations d’alignement observables du côté Est et par le bois "des Mâles Voisines", à l’Ouest.

Ce linéaire présente une sensibilité toute particulière, en raison de la nécessité de mener une réflexion approfondie sur la façon dont on entend organiser la limite de l’urbanisation à venir, laquelle devra composer avec la zone d’activités qui sera réalisée du côté Ouest.

Deux familles de solutions se présentent en théorie, soit l’urbanisation "tournera le dos" à la RD 471, mais dans ce cas il faudra gérer une perception de fonds de parcelles ; soit elle se présentera face à la voie, et dans ce cas il faudra composer, en termes de hauteurs, d’aménagement d’un "boulevard urbain", etc. avec la zone d’activités située en vis-à-vis.

2. État de la desserte en voirie et réseaux

2.1 – Desserte en voirie

La question de la desserte viaire s’inscrit dans un contexte défini par le plan de déplacements de l’agglomération de Melun, qui énonce les orientations suivantes pour la commune de Rubelles :

"Rubelles : la volonté est de voir s’apaiser le trafic sur la RD 471 et la RN 36 qui génèrent actuellement des effets de coupures pénalisants, pour donner un statut plus local à ces voies, et sécuriser leur traversée.

Dans l’état actuel des projets routiers inscrits au DVA, la RD 471 est incluse au projet de rocade. Une étude devra être réalisée afin de quantifier les impacts locaux de ce projet, et d’évaluer les possibilités de variante du tracé ou les conditions d’une meilleure insertion de la RD471 en traversée de Rubelles, en cohérence avec les projets urbains de la commune dans ce secteur (la commune de Rubelles souhaite en effet utiliser les disponibilités foncières aux abords de la RD 471 pour développer l’habitat et les activités)".

Compte tenu de la situation des terrains d’assiette du projet au regard de la voirie existante, la question des accès, routiers et piétonniers, peut être décrite de la façon suivante :
- On note tout d’abord que la partie Nord de la ZAC se présente comme totalement enclavée par rapport au centre ancien de Rubelles, pourtant situé à une centaine de mètres "à vol d’oiseau".

Cette situation tient au fait qu’aucun accès à l’avenue du Château - fût-ce piétonnier - ne permet semble-t-il de rejoindre la partie Nord du site, non plus qu’à partir de la rue de la Faïencerie. De même, le chemin d’exploitation dit des Trois Noyers paraît avoir été partiellement privatisé.

Le rétablissement d’une liaison piétonnière vers le centre historique de la commune représente donc un enjeu pour cette opération. En toute hypothèse, il semble cependant difficile d’imaginer un désenclavement routier de ce côté, et ceci restreint objectivement l’intérêt d’une urbanisation de la partie la plus septentrionale de la ZAC.

La partie Sud-Est du site présente une accessibilité a priori satisfaisante : les terrains sont accessibles depuis la RD 636 par les parcelles n° 15 et 16, ainsi que par le chemin d’exploitation dit de la Pièce Saint-Nicolas, en tant que cheminement piétonnier envisageable.

La difficulté vient ici, d’une part, du faible nombre de points de liaison avec la RN 36, d’autre part, de la nécessité d’aménager au mieux l’entrée de la ZAC à partir de cette route qui présentait un niveau de trafic de plus de 11 000 véhicules/jour en 2004 (dont 900 camions - source CDES).

- La partie Sud-Ouest du site présente une accessibilité continue sur la RD 471, mais celle-ci se révèle dangereuse en raison même de la proximité de cette voie, qui supportait un niveau de trafic de plus de 6 000 véhicules/jour en 2004. Dans ce cas, on ne peut que conseiller de limiter le plus possible les accès directs sur cette RD.

2.2 – Desserte en réseaux :

La RD 471 n’est desservie par aucun réseau.
Cette voie devra nécessairement être équipée, en raison du projet de zone d’activités poursuivi du côté Ouest de la voie. Cette disposition permettra ainsi de réaliser un réseau maillé avec la ZAC de logements, notamment en ce qui concerne l’adduction en eau potable.

La RD 636 est pourvue en réseaux d’eau (ø 200 mm) et d’assainissement collectif, géré sous un système séparatif (ø 200 mm pour les eaux usées et ø 400 mm pour les eaux pluviales).
Les cotes radier de ces réseaux (71,65 m pour les eaux usées et 72,46 m pour les eaux pluviales) permettent un raccordement de la zone.

Concernant la gestion des eaux pluviales, et compte tenu de la superficie de l’opération, on peut envisager, du moins pour les quartiers d’habitat individuel, une gestion des eaux pluviales "à la parcelle", pour les eaux de toiture et de ruissellement privatives.
Ceci réduira d’autant les apports brutaux sur le réseau public des eaux pluviales, en cas de séquence orageuse : celui-ci ne collectera que les eaux de ruissellement des espaces publics (voirie, parking). Cette solution permet aussi d’éviter l’assèchement des sols, et donc de limiter les mouvements de retrait-gonflement d’argile.

La gestion des eaux pluviales nécessitera l’aménagement, en aval, d’un ouvrage d’épuration-régulation, lequel devra faire l’objet d’une justification au titre de la loi sur l’eau. Sa localisation préférentielle correspond à l’ancien étang situé en rive droite du ru du Jard, à l’extrémité Nord de la zone d’étude.
Sans anticiper sur un niveau plus approfondi d’analyse (dossier « loi sur l’eau »), une première évaluation conduit à définir la capacité suivante : L’ensemble des eaux de ruissellement issues de l’emprise de la ZAC, sera régulé à 0,5 l/s/ha. Les ouvrages de stockage des eaux de ruissellement seront, par hypothèse, dimensionnés pour une pluie de 55 mm en 4 heures.

Les dimensions de lʼétang (asséché) existant en limite Nord du site paraissent donc suffisantes – sous réserve dʼaménagements – pour servir dʼouvrage de régulation.