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PATRIMOINE ET HISTOIRE

Gabriel François Doyen
1726 Paris - 1806 Saint Petersbourg 

Gabriel François Doyen, peintre français de la seconde moitié du 18ème siècle, devient propriétaire à Rubelles en 1777 d'une maison de campagne où il venait passer la belle saison (maison sise actuellement au 25 rue de la Faïencerie).

Hautement prisée par ses contemporains, son oeuvre marque un réveil de la peinture d'Histoire.

Dès l'enfance, il montre des dispositions pour l'art pictural, et son père, tapissier du roi Louis XV le confia à Carle Van Loo professeur à l'Académie Royale.

A l'âge de vingt-deux ans, Gabriel François Doyen concourt pour le prix de Rome et l'obtient .Il part en Italie pendant 7 ans pour étudier les Maîtres et revient en France en 1755.

Trois ans plus tard, son tableau "La mort de Virginie" a un tel succès qu'il entre à l'Académie. L'année suivante "Hébé offrant à Jupiter et à Junon la coupe d" ambroisie" le fait nommer adjoint à Professeur.

La décoration de la chapelle Saint Grégoire lui est confiée après la mort de Van Loo.


C'est en1767 qu'il réalise un tableau aux dimensions monumentales "Le Miracle des Ardents" (en 1129, un feu du ciel tomba sur la ville de Paris, dévorant les entrailles des habitants, leur faisant éprouver la mort la plus cruelle ; Sainte Geneviève, patronne de Paris, fit cesser ce fléau).

La peinture de Doyen, solide, somptueuse, pleine de grandeur, exprimant la vérité force l'attention. Elle fait apparaître le réel et le terrible, elle rompt avec les fables galantes représentées auparavant et préfigure le romantisme du siècle suivant.

Son succès lui vaut d'être le premier peintre du Comte de Provence et du Comte d' Artois, frères du roi. C'est à cette époque, en 1777, qu'il acquiert la maison de Rubelles. Il agrandit sa propriété qui dépend de la seigneurie de Jean du Tremblay, par des acquisitions de terrains.

Mais les évènements se précipitent en France, le souffle de la Révolution chasse les artistes et les savants qui trouvent refuge en Russie. En 1792, Doyen émigre à Saint Petersbourg où Catherine II le loge au Palais impérial, lui donne une pension et le nomme Professeur à l'Académie.

Suite à cette émigration, la résidence rubelloise est vendue nationalement en l'an II.

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Gabriel François Doyen est décrit comme un homme bon et généreux qui savait allier le respect du réel aux visions de l'idéal. Il meurt à Saint Petersbourg en 1806.


L'oeuvre de Doyen, dispersée et peu connue en France est cependant considérable. Une grande partie de ses tableaux est en Russie. Seuls nous restent à Paris le "Triomphe d'Amphitrite" au Musée du Louvre,  "Le Miracle des Ardents" à la chapelle Sainte Geneviève de Saint Roch et "La Mort de Saint Louis" à Saint Eustache.

... et le souvenir de ce grand peintre à Rubelles.