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PATRIMOINE ET HISTOIRE

La société des Sapeurs-Pompiers de Rubelles

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1876 : L’équipe des Sapeurs-pompiers de Rubelles est constituée.

 

De la Révolution jusqu’à la dernière guerre mondiale, l’organisation des services d’incendie et de secours a été de la responsabilité des communes.

 

Au fil des siècles, la lutte contre le feu s’organise. En France, Charlemagne, en 803 instaure dans les villes un service de veilleurs de nuit, comme cela avait été mis en place dans l’Antiquité.

Devant la destruction totale de plusieurs villes, Rouen en 1200, Toulouse en 1463, Bourges en 1487, les souverains vont prendre des mesures pour tenter d’éradiquer ce fléau que sont les incendies.

Saint Louis crée en 1254 à Paris le « Guet des métiers » qui regroupe maçons, couvreurs, charpentiers et bateliers pour lutter contre le feu.

 

Sous Louis XIV, ce sont les ouvriers du bâtiment, les filles publiques et les Capucins, pourvus de haches, de cordes, d’ échelles et de seringues à eau qui interviennent, sans davantage d’ équipements, sur les incendies. Madame de Sévigné en témoigne : « des Capucins pleins de charité et d’adresse travaillèrent si bien qu’ils coupèrent le feu ». En 1869 apparaît la première pompe à incendie : François Du Perier est directeur des Pompes de Paris. Sous Louis XV (qui instaure la gratuité des secours) en 1722,  est formé le premier corps de « Gardes Pompes » équipés d’un uniforme et d’un chapeau en feutre qui sera remplacé par un casque en cuivre en 1765.

 

A la Révolution, l’unité territoriale devient la commune et en 1790, une loi précise les missions confiées aux Maires concernant les secours.

 

C’est Napoléon qui en 1811 crée le bataillon des Sapeurs –Pompiers de Paris. Le terme de « sapeur » remplace celui de «garde» (sapeur, du nom de l’outillage, la sape, qui équipe le bataillon). C’est en 1875 qu’intervient l’organisation des Corps de Sapeurs – Pompiers.

 

L’année suivante, Rubelles constitue son Corps avec 17 bénévoles, gradés, simples sapeurs, tambour et clairon qui représentent dignement le village d’environ 250 habitants.

D’après les statuts, les ressources de la société étaient des allocations votées par le Conseil Municipal, des gratifications accordées à l’occasion de fêtes ou de sinistres et des cotisations des membres honoraires.

L’activité de la société, en dehors des interventions, consistait à faire des concours dans d’autres villes ou villages et des manœuvres qui se terminaient souvent au café à Rubelles ou ailleurs .Il y avait au moins 2 cafés à l’époque, un en face de la place du village et un autre route de Meaux.

La fête de la Sainte Barbe, qui protège du feu et de la foudre, sainte patronne des sapeurs- pompiers, se tenait à Livry ou à Rubelles chez Monsieur Bettembourg, au Petit Robinson. Elle avait beaucoup de succès d’après les notes élevées retrouvées dans les archives.

Les anciens rubellois reconnaîtront les patronymes des pompiers : Guy, Pouligny, Trenet, Sifto, Touchard, Vaslin, Boyer, Laroche.

 

Monsieur Robert Pouligny dont le grand-père, Joachim est enterré au cimetière du village, sur sa tombe on peut lire : Conseiller Municipal et Officier des Sapeurs-Pompiers de Rubelles nous rapporte ses souvenirs :

 

« Le petit bâtiment accolé à la gauche du Monument aux Morts était le local où était garée la pompe à incendie de l’équipe communale des pompiers, pompe à bras montée sur roues, et les accessoires : échelle à crochets, tuyaux en toile, seaux en toile.

Je me souviens avoir vu dans ma jeunesse, lors des manœuvres, l’équipe à l’entrainement.

La pompe était installée sur le chemin près du lavoir; les sapeurs remplissaient leurs seaux au Ru et se les passaient à la chaîne, le dernier versait l’eau dans la pompe et deux hommes manoeuvraient les leviers, un autre tenait la lance fermement. Le dimanche matin, des Rubellois venaient en spectateurs voir l’équipe en action.

Sur la place communale, au coin nord-ouest de la place, il y avait un échafaudage en bois qui était sur une tour pour l’entrainement et les manoeuvres des pompiers. Il comportait deux plateformes qui étaient censées représenter deux étages. Il a été démoli il y a quelques années mais les vieux rubellois ont bien connu cet échafaudage ». 

 

Les pompiers de Rubelles ont été présents jusqu’ à la veille de la deuxième guerre mondiale  puis n’ont pas repris leur activité.

 Par la suite, les services d’incendie et de secours sont devenus départementaux. En Seine et Marne, le SDIS 77 a été créé en 1950. Le Service Départemental d’ Incendie et de Secours a fêté son cinquantième anniversaire le 18 Septembre dernier.

Nous saluons le courage de ces femmes et hommes d’honneur, qui au fil du temps ont aidé à combattre ce fléau qu’est le feu.

Françoise LEFEBVRE

Maire de Rubelles

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